Guide pratique · Mis à jour juillet 2026

Faux support technique : ne pas se faire piéger

Un écran qui se bloque, une alarme « Votre ordinateur est infecté ! », un numéro à appeler d’urgence : l’arnaque au faux support technique joue sur la peur de la panne. En réalité, votre appareil va très bien — c’est le piège qui commence. Voici comment le déjouer.

L’essentiel : Microsoft, Apple ou votre fournisseur ne vous contactent jamais spontanément pour un « virus ». N’appelez pas le numéro affiché, n’installez aucun logiciel de prise en main à distance à la demande d’un inconnu, et ne payez rien. Fermez le message (sans cliquer dessus), et en cas de doute, redémarrez. Si vous avez donné accès ou payé : coupez la connexion, changez vos mots de passe, faites opposition et signalez.

1. Comment l’arnaque se présente

Deux formes principales :

  • Le message-alarme : une page web ou une fenêtre surgissante annonce une infection, souvent avec un son strident et un numéro de « support » à appeler. Le but est de vous faire téléphoner.
  • L’appel non sollicité : quelqu’un se présente comme technicien « Microsoft » ou votre opérateur, prétend détecter un problème, et propose de le régler à distance.

Dans les deux cas, l’objectif est le même : vous faire installer un logiciel de prise en main à distance (pour accéder à votre ordinateur), puis vous faire payer une intervention inutile ou voler vos données bancaires.

2. Les signaux qui doivent alerter

  • Un contact non sollicité au sujet d’un problème que vous n’aviez pas constaté.
  • On vous demande d’installer un logiciel pour « prendre la main » sur votre appareil.
  • On crée l’urgence et on vous presse de payer (carte, virement, cartes cadeaux).
  • On vous demande de rester en ligne pendant que vous manipulez votre banque.

Aucune entreprise sérieuse ne vous appelle pour vous annoncer un virus, ni ne vous demande d’installer un outil de contrôle à distance. Ce seul principe suffit à couper court.

3. Les bons réflexes

Face à un message-alarme : ne cliquez pas sur la fenêtre, ne composez pas le numéro. Fermez l’onglet ou le programme ; si c’est bloqué, forcez la fermeture ou redémarrez. Ne rappelez jamais un « support » trouvé dans ce type de message.

Face à un appel : raccrochez. Vous pouvez vérifier par vous-même via les canaux officiels, mais jamais via le numéro fourni par l’inconnu.

4. Vous avez donné accès ou payé : réagir

  1. Coupez la connexion Internet de l’appareil et désinstallez le logiciel de prise en main.
  2. Changez vos mots de passe (depuis un autre appareil sûr) et activez la double authentification — voir piratage de compte : reprendre la main.
  3. Si vous avez communiqué des données bancaires ou payé : opposition et signalement sur Perceval — voir fraude à la carte bancaire.
  4. Signalez et faites-vous accompagner (cybermalveillance.gouv.fr pour l’assistance) et portez plainte. Les réflexes généraux sont dans je me suis fait avoir et reconnaître et déjouer les arnaques.

5. Garder ses preuves avec Sancto

Captures de la fenêtre, numéro appelé, nom du logiciel installé, relevés : ces éléments servent au signalement et à la plainte. Le coffre-fort de preuves de Sancto les conserve chiffrés et datés, au même endroit, prêts à ressortir. Vous documentez l’incident sans le laisser filer, et gardez de quoi appuyer vos démarches.

FAQ — Faux support technique

Microsoft ou Apple peuvent-ils m’appeler pour un virus ? Non. Ces entreprises ne contactent jamais spontanément les particuliers pour signaler une infection. Un tel appel est une arnaque.

Le message « votre ordinateur est infecté » est-il vrai ? Presque toujours faux. C’est une page conçue pour vous faire appeler un faux support. Ne cliquez pas, fermez-la ou redémarrez.

J’ai laissé quelqu’un prendre la main à distance : que faire ? Coupez Internet, désinstallez le logiciel, changez vos mots de passe depuis un autre appareil, et surveillez vos comptes. Faites opposition si des données bancaires ont été exposées.

Où trouver de l’aide ? Le service public cybermalveillance.gouv.fr accompagne les victimes. Signalez aussi les faits et portez plainte.

Faut-il payer pour « réparer » ? Non, jamais. Il n’y a pas de vrai problème à réparer : le paiement fait partie de l’arnaque.


Aller plus loin avec Sancto

Face au faux support technique, le bon réflexe est de ne pas appeler, ne rien installer, ne rien payer. Le coffre-fort de preuves de Sancto garde vos éléments pour le signalement et la plainte, en complément des forces de l’ordre et de cybermalveillance.gouv.fr.

Informations générales à jour de juillet 2026, sans valeur de conseil juridique individualisé.

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