Guide pratique · Mis à jour juillet 2026
Vos droits de victime, expliqués simplement
Quand on est victime d’une infraction, on découvre souvent ses droits au pire moment : sous le choc, sans savoir par où commencer ni à qui parler. Ce guide met les choses à plat, sans jargon : ce que vous pouvez faire, qui peut vous aider, et comment obtenir réparation. L’objectif est simple — vous rendre capable d’agir, à votre rythme.
L’essentiel en 30 secondes : vous avez le droit de signaler les faits (plainte ou main courante), d’être informé et accompagné (aide aux victimes au 116 006, réseau France Victimes), d’être assisté d’un avocat (avec, selon vos ressources, l’aide juridictionnelle), et d’obtenir réparation de votre préjudice (partie civile, ou indemnisation par la CIVI pour les atteintes graves). Rien de tout cela n’a de délai de 24 h : c’est le plus tôt possible qui compte, pour préserver les preuves.
1. Signaler les faits : plainte ou main courante
Deux démarches existent, à ne pas confondre.
- La plainte informe la justice qu’une infraction a été commise et déclenche une enquête. Elle se dépose dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, quel que soit le lieu des faits. Pour certaines infractions, une pré-plainte en ligne permet de préparer le rendez-vous.
- La main courante ne fait que consigner une déclaration (une date, des faits) sans déclencher de poursuites. Elle peut être utile pour dater un événement, mais elle ne remplace pas une plainte quand vous voulez que la justice agisse.
Après une plainte, vous recevez un récépissé : conservez-le, il vous sera demandé par l’assurance et par les organismes d’aide. Si l’on refuse d’enregistrer votre plainte, vous pouvez écrire directement au procureur de la République.
2. Vos droits pendant l’enquête et la procédure
Une fois les faits signalés, vous n’êtes pas un simple spectateur. Vous avez notamment le droit :
- d’être informé des suites données à votre plainte (classement, poursuites, renvoi devant un tribunal) ;
- d’être assisté d’un avocat à tous les stades ;
- de vous exprimer, d’être accompagné lors des auditions, et de bénéficier de mesures de protection si vous êtes vulnérable ou en danger ;
- d’avoir accès à un interprète si nécessaire.
Si l’affaire est classée sans suite, ce n’est pas la fin : vous pouvez, selon les cas, former un recours auprès du procureur général, déposer plainte avec constitution de partie civile, ou engager une citation directe.
3. Être accompagné : vous n’êtes pas seul
Être victime, c’est aussi un choc à encaisser. Des dispositifs gratuits et confidentiels existent :
- 116 006 : le numéro national d’aide aux victimes, pour être écouté, informé de vos droits et orienté vers le bon interlocuteur.
- France Victimes : un réseau d’associations présentes partout, qui accompagnent dans les démarches, y compris sur le plan psychologique.
- Des numéros dédiés selon les situations : 3919 (violences faites aux femmes), 119 (enfance en danger).
Faire appel à ces structures ne coûte rien et ne vous engage à rien. C’est souvent ce qui aide à reprendre pied.
4. Se faire assister d’un avocat (et l’aide juridictionnelle)
Vous pouvez être assisté d’un avocat à tout moment. Si vos ressources sont modestes, l’aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie des frais. Certains contrats d’assurance incluent aussi une protection juridique qui couvre ces frais : vérifiez vos garanties avant d’avancer des sommes.
5. Obtenir réparation de votre préjudice
Être victime ouvre un droit à réparation. Plusieurs voies, selon la situation :
- Se constituer partie civile : cela vous permet de demander des dommages et intérêts dans le cadre du procès pénal, et d’être partie à la procédure.
- La CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions) : pour les atteintes graves aux personnes, elle peut indemniser même si l’auteur n’est pas identifié ou insolvable.
- Le SARVI : un dispositif d’aide au recouvrement quand une décision de justice vous a accordé des dommages et intérêts que l’auteur ne paie pas.
Le droit à réparation ne dépend pas toujours de l’arrestation de l’auteur. Même sans coupable identifié, des mécanismes de solidarité existent pour les préjudices les plus lourds.
6. La clé de tous vos droits : les preuves
Qu’il s’agisse de porter plainte, de convaincre une assurance ou de demander réparation, tout repose sur des éléments datés et conservés : photos, factures, certificats médicaux, échanges écrits, coordonnées de témoins, récépissé de plainte. En cas de violences, un certificat médical fixant une éventuelle ITT (incapacité totale de travail) est déterminant : c’est lui qui, en partie, qualifie la gravité des faits.
Trop souvent, ces pièces se perdent au moment où elles comptent. Le coffre-fort de preuves de Sancto permet de les ranger de façon chiffrée et horodatée, au même endroit, prêtes à ressortir pour chaque démarche. Et le guide des droits intégré vous oriente selon votre situation, pour savoir vers qui vous tourner. Sancto ne remplace ni la police, ni un avocat : il vous aide à ne pas affronter tout cela seul.
FAQ — Vos droits de victime
Plainte ou main courante : que choisir ? La plainte déclenche une enquête et des poursuites possibles ; la main courante ne fait que consigner des faits. Pour que la justice agisse, c’est la plainte.
Peut-on me refuser une plainte ? Non : le dépôt de plainte ne peut pas être refusé. Si cela arrive, écrivez directement au procureur de la République.
Puis-je être indemnisé si l’auteur n’est pas retrouvé ? Pour les atteintes graves aux personnes, oui : la CIVI peut intervenir même sans auteur identifié ou solvable.
L’avocat est-il obligatoire ? Non, mais il est un droit. Selon vos ressources, l’aide juridictionnelle ou votre protection juridique peut en couvrir le coût.
Sancto remplace-t-il un avocat ou la police ? Non. Sancto est une application de protection citoyenne, en complément des forces de l’ordre et des professionnels du droit. En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112.
Pour aller plus loin selon votre situation
Consultez nos articles dédiés : porter plainte : mode d’emploi, pré-plainte en ligne, main courante ou plainte, on refuse ma plainte, se constituer partie civile et l’indemnisation CIVI.
Aller plus loin avec Sancto
Préparez-vous avant d’en avoir besoin : le guide des droits vous oriente selon votre situation, le coffre-fort de preuves conserve vos éléments datés. Téléchargez Sancto et prenez les choses en main, au calme.
Informations générales à jour de juillet 2026, sans valeur de conseil juridique individualisé.